Il y a à la fois ce dénominateur commun autour des codes barres, de l’enfermement, de la rigidité avec les corps qui essaient de s’en extraire sur chacun de mes tableaux. Il s’agit là des pressions extérieures, des dictats de la société, des règles que l’on nous impose.

Je suis quelqu’un qui ait toujours cherché les limites. La justice est quelque chose qui a marqué ma vie et qui m’a beaucoup intéressée. J’ai repris des études de droit tard tout en travaillant plus de quinze ans pour des notaires et des avocats. Je cherchais à comprendre le système et la manière de fonctionner de notre société. Je recherchais surement la Loi qui régente les adultes. La loi qui encadre les désordres humains.

 

Pour moi ce qu’il y a de plus important c’est de conserver mon indépendance de pensée, d’esprit ; Je ne suis absolument pas quelqu’un qui arrive à me revendiquer d’appartenir à tel ou tel groupe. Les mouvements, groupement de bien pensant du moment c’est souvent d’essayer de mettre dans des cadres alors que je n’ai absolument pas de cadre. Je n’ai pas besoin d’étiquettes, je n’ai pas besoin que l’on me mette dans des cases.

 

On peut très bien avoir certaines idées qui viendront plutôt de tel mouvement, et d’autres qui viendront plutôt d’un autre mouvement. D’autant que cela peut évoluer dans le temps.

 

Et cette réflexion que je viens d’évoquer cad le fait que je redoute l’enfermement et l’appartenance à un cadre fixe et rigide, à tout mouvement bien délimité et crois plutôt au fait qu’en tant qu’individu on peut parfois se sentir morcelé, je l’ai représenté dans mes tableaux par ces corps qui sont fragmentés et morcelés.

Il s’agit d’un morcellement corporel mais aussi identitaire. Je me sens plutôt multiple plutôt que enfermée dans un dogme de manière rigide.

 

C’est aussi ses propres limites dont il est question et dont l’être humain toute sa vie essaie de s’extirper. 

  • Une sorte d’absurdité de la condition humaine. 

     On naît. On se reproduit. On mange, On dort. On meurt…. Et on y           peut rien. C’est comme cela. On se demande alors, la vie étant              unique quel va être son rôle et comment utiliser cette vie le mieux            possible afin d’essayer de palier en quelque sorte à cette absurdité et      pouvoir au mieux la supporter. N’étant pas une force supérieur               pouvant   changer le cours des choses et n’ayant pas la réponse à          certaines questions

 

  • Et il y a aussi, une ambivalence en nous qui est représentée aussi par le morcellement de mes personnages : Entre les désirs, les pulsions, les envies, les rêves que l’on a et puis la confrontation à la réalité (on ne fait pas toujours ce que l’on veut pour survivre). Cette réalité finalement enferme. 

 

 

Donc de quelle manière peut-on se confronter à ça ? Peut-on supporter ça ?

 

Il y a des gens qui font des enfants, qui rentre dans des projets (professionnels, sportifs, associatifs) se mettent des challenges, qui cherche l’amour ou s’interessent aux religions, aux phylosophies pour trouver un sens à leur vie et échapper à cette routine, à ce quotidien. 

Ce qui donne sens, c’est de nous ressentir en train de vivre notre vie, de participer à sa gestation, et non pas seulement de subir les pressions de l’environnement extérieur ou de nos angoisses intérieures. Pas seulement de surnager dans les épreuves du quotidien. 

 

Le principal est de trouver la voie qui nous correspond. Et c’est ce qui fait que chaque individu est différent. 

Titre 1

HUMAN LIMIT

© 2016AlexandraGuy