Je me suis aperçue en prenant du recul sur mon travail et en le présentant lors de ma dernière exposition  que j'avais quelques affinités avec la calligraphie chinoise.

 

En effet, dans la calligraphie chinoise, avant de dessiner, il y a méditation avec une maitrise de la respiration. L’énergie qui est créée est ensuite projetée sur le pinceau. 

 

Pour créer une calligraphie qui est un produit de cet état d’absence d’esprit, il faut lâcher complètement le désir de produire quoi que ce soit. Cette liberté va puiser dans l’absence d’esprit et produire une calligraphie pure qui est le reflet du cœur de l’artiste.

 

C’est ce qu’ils appellent le trait unique ou l’unique trait de pinceau.

 

Il y a ce côté spontané, immédiat, sorte d'écriture automatique où l'inconscient parle et ce n'est que dans un deuxième temps que je reviens peaufiner mes dessins, mes peintures non dans le trait, mais dans  le choix de la ou des couleurs.

 

L'on retrouve le trait unique.

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© 2016 Alexandra Guy